Message du 1er mai
« Un travail digne pour une participation véritable au développement social »
« Un travail digne pour une participation véritable au développement social »
Le travail peut et doit être une source d’épanouissement. C’est ce que rappellent les évêques catholiques du Québec dans ce message du 1er mai 2026. Intitulé « Un travail digne pour une participation véritable au développement social », le Message de cette année met de l’avant la dignité des travailleuses et travailleurs dans un contexte où de plus en plus d’entreprises souhaitent rationaliser leurs ressources.
Depuis 1974, le message du 1er mai propose une réflexion ainsi que des pistes d’action pour promouvoir la justice sociale et le respect des droits de la personne. Le monde du travail a connu l’automatisation et désormais, avec l’arrivée de l’intelligence artificielle, plusieurs milieux sont en pleine transformation. À travers cette nouvelle technologie, il importe que l’humain demeure au cœur des décisions. L’épanouissement professionnel passe par la combinaison de plusieurs éléments dont un salaire décent, des conditions de travail adéquates ainsi qu’un milieu professionnel qui valorise et reconnaît la compétence des personnes.
« Chaque personne devrait terminer sa journée de travail avec le sentiment du devoir accompli. Dans tous les emplois, y compris ceux avec des tâches répétitives, il est important de prendre conscience de la valeur d’une personne et du fait que le travail humain poursuit et complète le travail de création de Dieu », mentionne Mgr Raymond Poisson, évêque de Saint-Jérôme-Mont-Laurier et président du conseil Église et Société.
Pour le conseil Église et Société, ce message du 1er mai porte une dimension particulière, car son principal rédacteur fut l’historien Frédéric Barriault, qui est récemment décédé.
« Le sujet des conditions de travail était l’un de ses chevaux de bataille depuis plusieurs années. Nous sommes heureux d’avoir pu bénéficier de ses connaissances », ajoute Mgr Poisson.
Au Québec, depuis la révolution industrielle, l’Église accompagne les mouvements sociaux qui revendiquent une humanisation du travail. Cet accompagnement se poursuit dans cette époque de révolution électronique, alors que l’intelligence artificielle promet de faciliter certaines tâches, mais menace aussi des emplois. L’Église demeure active pour promouvoir la justice sociale et assurer la dignité des travailleuses et travailleurs.
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